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Le marché français du placard en 2025


Le marché français du placard en 2025 s’impose comme un pilier incontournable de l’aménagement intérieur, tant cet équipement est devenu quasi universel dans les logements. Selon notre dernière étude « Placard 2025 », 80 % des foyers disposent d’au moins un placard, pour une moyenne de 2,8 par logement, illustrant un marché à maturité mais toujours dynamique. Cette croissance continue s’inscrit dans un contexte de réduction des surfaces habitables et d’une recherche accrue d’optimisation des volumes de rangement, où chaque mètre cube compte davantage que le mètre carré au sol.


Placard moderne intégré dans une chambre, illustrant les tendances du marché français du placard en 2025


Le marché du placard en 2025


Le marché du placard et du dressing est évalué à plus d’1 milliard d’euros. Plus de la moitié concerne les aménagements intérieurs et les dressings, y compris les kits. Quasiment à parts égales, les grandes surfaces de bricolage, la distribution d’ameublement généraliste et les spécialistes – souvent issus de la cuisine – sont en concurrence. Le négoce historique recule, pénalisé par la conjoncture immobilière et la montée d’acteurs plus orientés vers le service et le projet.


Sur le parc installé, huit placards sur dix sont dotés de portes, majoritairement au nombre de deux. Le système coulissant domine désormais, devant les portes pivotantes et pliantes. L’esthétique reste assez standardisée composée de façades mates, largement blanches ou de teintes claires, avec un recours massif aux panneaux. L’équipement intérieur, en revanche, demeure basique : étagères, barres de penderie fixes et quelques tiroirs composent l’essentiel, laissant un potentiel significatif pour des solutions plus sophistiquées (penderies inclinables, éclairage, accessoires spécialisés).


Malgré ce relatif sous-équipement, le niveau de satisfaction est élevé. Les motifs d’insatisfaction portent davantage sur la taille, l’ergonomie et le manque d’équipements que sur la qualité ou les portes elles‑mêmes. L’âge moyen des portes atteint 15 ans, avec une majorité de produits achetés à moins de 200 euros l’unité, ce qui traduit à la fois une forte longévité perçue et une sensibilité prix marquée.


La croissance du marché du placard en 2025


Le réservoir de croissance du marché du placard en 2025 se situe chez les 20% de ménages non équipés, dont plus de la moitié souhaiteraient disposer d’un placard, principalement dans la chambre parentale puis les chambres d’enfants. Toutefois, seuls 24% envisagent un achat dans les douze mois, freinés par le statut de locataire, le budget, le manque de place et la complexité des travaux. Quand projet il y a, les portes coulissantes restent l’option privilégiée, mais la part de placards simplement fermés par rideau progresse, signe d’une recherche de solutions économiques.


Côté distribution, le trio Leroy Merlin, Ikea et Castorama s’impose autant pour les premiers achats que pour les projets de renouvellement, tandis qu’Amazon apparaît désormais dans le paysage, aux côtés de quelques enseignes de cuisine et de meuble milieu de gamme. La pose est majoritairement réalisée en DIY ou avec l’aide d’un proche, mais la part de consommateurs prêts à confier l’installation à un professionnel tend à augmenter, notamment via des artisans recommandés par le magasin.





Point de vue de l’Institut de la Maison


Pour l’Institut de la Maison, la généralisation du placard et des armoires dressing transforment en profondeur l’architecture intérieure et la façon de meubler les pièces. Le rangement intégré gagne du terrain sur certains meubles traditionnels (commodes, armoires, buffets), qui deviennent plus sélectifs, orientés vers la mise en scène décorative plutôt que vers le stockage de masse.

Le placard, en libérant les murs et les circulations, ouvre la voie à des séjours plus épurés et à des chambres où le mobilier bas et les pièces iconiques (tête de lit, fauteuil, console) prennent davantage d’importance visuelle.

L’étude souligne également que l’essor des solutions sur‑mesure et modulaires renforce le rôle du placard comme support de décoration, via les finitions de façades, les jeux de matières et de couleurs, ou l’intégration d’éclairage. Les attentes en personnalisation et durabilité tirent vers le haut la qualité perçue des matériaux et favorisent des coordinations plus globales entre placards, cuisines, bibliothèques et meubles de séjour.

À terme, l’Institut de la Maison anticipe une convergence croissante entre mobilier de rangement, agencement fixe et décoration, dans laquelle le placard devient un pivot esthétique autant qu’un outil d’optimisation de l’espace.

En projection, l’étude met en avant la montée en puissance du sur‑mesure accessible, de la modularité et des planners digitaux, dans un contexte de digitalisation du parcours d’achat et de développement du e‑commerce.

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